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Catégorisation de l’art : Qu’est-ce-que la sculpture en tant qu’art ?

Toujours dans l’optique de la classification de l’art, nous allons aborder aujourd’hui la deuxième catégorie, c’est à dire, la sculpture. Sa pratique remonte depuis l’antiquité et bien évidemment, sa riche histoire complique davantage toute tentative de conceptualisation. Dans cet article, on s’en tient à l’essentiel !

Comment peut-on définir la sculpture ? Quels sont les critères ? Y-a-t-il un rapport avec l’espace, la matière, le temps, voire le son ? L’art jouit d’une extrême diversité. Lorsque l’on parle de sculpture, cette affirmation est d’autant plus vraie quand on constate l’émergence progressive de nouvelles formes. La sculpture sonore devient, par exemple, très tendance en ce moment. Comme s’y retrouver donc dans cette jungle de créations contemporaines ?

Commençons tout d’abord par une définition…

 

Qu’est-ce que la sculpture ?

La sculpture est un exercice artistique qui comprend la conception et la création de formes en volume, en différents reliefs (haut-relief, bas-relief, ronde bosse), par modelage, par taille directe, par assemblage ou par soudure. Le mot “sculpture” correspond également au produit de cette activité.

Le terme est un dérivé du latin “sculpere” qui désigne “tailler” ou retirer des morceaux à une pierre. Cette description la différencie de “modelage” soulignant la popularité du taillage de la pierre durant l’ère romaine. Cette association se poursuit d’ailleurs jusqu’au Xe siècle. On parle alors d’ymagier et tout l’ensemble de cette pratique se résume à l’existence d’une équipe de peintres et tailleurs de pierre, supervisée par un maître.  À cette époque, il était fréquent de voir diverses équipes travailler en même temps sur un chantier de cathédrale ou autres édifices.

 

La sculpture dans l’Histoire humaine

Toutefois, la sculpture en tant qu’art remonte à plus loin encore. Elle était bien là durant l’antiquité. L’art mobilier, durant l’ère paléolithique, est la preuve qu’elle reste un élément indissociable de la conscience humaine. Plus tard, les villes d’Assyrie et d’Égypte arboraient des édifices en ronde bosse et en bas-relief, façonnées et modelées  avec une dextérité et une adresse déconcertantes. Les édifices assyriennes, perses, et certaines sculptures asiatiques, reflétaient un certain formalisme religieux similaire à l’art égyptien. Du côté de l’extrême Orient, l’Inde particulièrement, cet art était purement symbolique. Les sculptures servaient de vecteurs, immobiles certes, mais aptes à transmettre des prescriptions religieuses et autres messages solennels.

 

Les types de sculptures

On peut identifier trois types de sculptures :

●     Bas-relief

Le bas-relief est ainsi car le fond et la sculpture ne font plus qu’un. L’exemple typique demeure la pièce de monnaie, arborant une tête en relief au-dessus.

 

●     Haut-relief

Le Haut-relief évoque quant à lui, des formes plus protubérantes. Cet accroissement

du bas-relief se distingue par l’addition d’autres parties à la sculpture, lesquelles sont départies de leur fond par un vide. Dans un haut-relief, l’élément plus ou moins essentiel de la sculpture ressort de la paroi où elle se trouve.

 

●     Ronde bosse

Finalement, la ronde bosse est complètement distincte et ne contient pas de fond. Elle peut être posée sur un socle ou par terre, sur un meuble ou autres surfaces (Bois, Pierre, etc). Elle se différencie de par le fait qu’on doit la travailler directement dans la matière de fabrication.

 

 

Au-delà de ces trois catégories, il existe aussi plusieurs variantes. Ainsi, il est possible de classer une sculpture en plein ou monobloc (Une seule pièce). Ces déclinaisons viennent en fonction, non seulement, de ce que le sculpteur souhaite concevoir mais également de qui est pratique. Par exemple, une structure vide requiert plus d’attentions par rapport aux tensions et aux reliefs. Un équilibre (creux et plein) est donc nécessaire afin de garantir une certaine solidité.

 

Les méthodes de création

Il existe plusieurs méthodes de création de sculptures. Certaines peuvent même s’intégrer l’une à l’autre. Le choix d’une ou des méthodes dépend largement du caractère de l’artiste mais également des matériaux utilisés. Par exemple, plusieurs artistes contemporains usent de pièces en plastique et métalliques pour leurs structures. L’opération est souvent délicate et nécessite l’intervention de diverses techniques. Quoi qu’il en soit, chaque technique à sa propre manière de faire s’exprimer l’œuvre.

Comme première méthode de création, nous avons celle qui est de loin, la plus primitive et la plus directe, c’est à dire, le modelage. En somme, c’est l’action de façonner ou “pétrir” une substance malléable dans le but d’obtenir une forme particulière. La substance utilisée peut être de la terre ou l’argile. Le modelage permet au sculpteur de matérialiser directement sa pensée.

La soudure est une autre technique souvent employé. En toute logique, elle s’applique à l’association d’éléments métalliques.

Vient finalement la taille. Elle a comme principe de retirer, à l’aide d’un instrument (massette, ciseaux) des fragments dans une matière dure, pour extraire une forme. Les deux procédés fondamentaux sont la sculpture sur bois et sur pierre.

 

La sculpture à Maurice

L’île Maurice possède un riche patrimoine artistique à travers toute son histoire.  Quand on considère la sculpture particulièrement, son avancement coïncide toutefois avec la promotion de l’artisanat d’art. L’établissement d’une distinction entre art et artisanat a ainsi longtemps été une tâche complexe dans le contexte culturel africain. L’île Maurice connaît pourtant pas mal d’avancées. Pem, fût depuis de longues années, une figure incontournable du Caudan. Maillet à la main, il taillait, au quotidien, des formes dans des troncs et des racines, juste à côté du Blue Penny Museum.

Après plus de 35 ans passés à travailler le bois, on reconnaît aujourd’hui le statut de Lewis Dick comme étant l’un des meilleurs sculpteurs de l’île. Cet artiste talentueux possède un atelier situé dans la demeure familiale à Bambous. L’école est aujourd’hui renommée à travers des prix remportés par le maître et ses élèves dans des concours internationaux. Elle est invitée annuellement au symposium international de sculpture en Suisse.

Bien évidemment, le domaine de la sculpture va bien au-delà de ces deux artistes. Aux petites heures du matin, Sanjay s’attelle, sur la plage publique de Péreybère, à son passe-temps favori : la sculpture de sable. Alberto François, ce natif de Moka, fait partie de cette toute nouvelle vague d’artisans. Il a su transformer sa fascination pour la sculpture de bois en gagne-pain à travers sa marque, Rasta Chic.

La sculpture, qu’elle soit de bois, de pierre, métallique, artisanale ou purement artistique, évoque un seul et unique sentiment auprès de nombreux de ses pratiquants : de la passion. Il s’agit après tout, d’un art qui reste indissociable de la conscience humaine. C’est un rare plaisir que de pouvoir se dépasser, s’améliorer mais avant tout, avoir l’opportunité de matérialiser une pensée.

 

 

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